Mardi 21 mars 2006 2 21 /03 /Mars /2006 21:09

...

J’avais décidé de déserter ce blog. Il serait devenu une suite d’instantanés, une série d’« images suspendues dans la galerie de la vie », pour reprendre une de mes expressions favorites. Ce serait devenu le miroir des souvenirs, la boîte de photographies que l’on ouvre de temps à autre avec nostalgie. Et puis…

Et puis, ce jour, j’ai reçu un mail m’informant de la sortie, du nouvel album de Jane Birkin : Fictions, sur lequel figure Image Fantôme. Il s’agit d’un texte d’ Hervé Guibert mis en musique sur Pavane pour une infante de Ravel. Si vous avez lu les articles précédents, vous savez que cette musique m’a accompagné au mois de Janvier, vous savez également que le texte est de mon auteur fétiche. Alors…

Alors, je me suis dit que c’était là une jolie façon de clore le récit que de vous renvoyer à l’ultime chanson de cet album, à ce texte, à cette musique, à cet auteur ; pour transformer les silences des mois qui viennent de s’écouler en texte à blanc ; tous les textes que je n’ai pas écrit ; tous ceux que je n’ai pas mis en ligne. « Car ce texte est le désespoir de l’image, et pire qu’une image floue ou voilée : une image fantôme ». Par conséquent…

Par conséquent, j’ai rédigé ce petit article, pour vous dire non pas adieu mais au revoir. J’ai eu beaucoup de mal à lui trouver un titre. Il aurait pu s’intituler Le texte fantôme, mais c’eut été bien prétentieux de ma part et je n’ai, au cours des 81 articles qui composent ce blog, eu aucune prétention. J’ai tenté maladroitement de demeurer sincère, avec mes défauts, mon humour, mes peines, mes souvenirs. J’ai donc opté pour les points de suspension. En conclusion…

En conclusion. En conclusion ?

Par Néo - Publié dans : Wonderfull Reflexions - Saison 3
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Mercredi 25 janvier 2006 3 25 /01 /Jan /2006 00:09
Par Néo - Publié dans : Wonderfull Post-it
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Mardi 24 janvier 2006 2 24 /01 /Jan /2006 23:36

Miss Ropemaker étant toujours de bon conseil, son dernier est devenu un véritable coup de cœur et une fois n’est pas coutume j’ai envie de le faire partager à tous ceux qui ont le courage et la patience de lire ce blog.
Il s’agit du groupe OkGo et leur album OhNo !
Je vous invite à aller voir leur site :                et plus particulièrement leur clip “A Million Ways” !

NB : Je ne connais pas encore la chorégraphie par coeur mais je m'y emploie !

 

 

 

 

 

 

Par Néo - Publié dans : Wonderfull World - Saison 3
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Mardi 24 janvier 2006 2 24 /01 /Jan /2006 22:32

Il est rare que je me souvienne de mes rêves, aussi aujourd’hui que l’un d’eux m’a poursuivi toute la journée je me dois de le retranscrire !

Tout commence par la visite d’une cité médiévale en compagnie de mes parents, alors que nous arpentions les rues pavées, nous découvrons qu’un marathon allait s’y dérouler.
Pour je ne sais quelle raison mes parents m’ont convaincu d’y participer, même si je n’étais pas en jogging et que la chemise de trappeur à carreaux rouges que je portais pendant cette balade n’était pas la tenue idéale, j’acceptais le challenge.
Mon but premier était de faire un tour de la ville en courant et de m’arrêter.
Au dixième tour, j’étais en tête du marathon et pu même m’arrêter quelques instants pour déguster une clémentine et boire une bouteille d’eau.

C’est alors que mon réveil a sonné et que j’ai dû abandonner la course, la clémentine, la chemise de trappeur à carreaux rouges, la bouteille d’eau et la cité médiévale.

Ce rêve n’ayant encore trouvé aucune signification précise pour mes neurones pourtant retors, si vous avez une idée pour m’aider à l’interpréter je suis preneur.

Par Néo - Publié dans : Wonderfull Reflexions - Saison 3
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Lundi 23 janvier 2006 1 23 /01 /Jan /2006 22:30

00h00 : Hop au lit avec un somnifère pour être certain de trouver le sommeil et être frais pour mon retour au travail demain matin.
01h00 : Le sommeil n’est toujours pas là il faut dire que je ne cesse de penser à changer d’appartement.
01h30 : Je me demande combien mesurent les oreilles du capitaine Spok ( et d'ailleurs comment ça s'écrit Spok ? )
02h00 : Je réfléchis au nombre de mails qui vont encombrer ma boîte professionnelle
02h15 : Est-ce que je dois arriver au travail avec le sourire et l’air reposé du vacancier content d’avoir passé une semaine loin de ses collègues ou est-ce que je dois arriver en faisant la gueule parce que mes vacances sont terminées ?
02h45 : Je me demande si ceux qui partagent mon bureau se sont déjà rendus compte qu’un de mes collègues avait la même coupe de cheveux qu’Andy Warhol s’il s’était teint en brun.
03h00 : Mon somnifère ne marche pas c’est certain, à part me donner la gorge sèche et m’obliger à attraper ma bouteille d’eau tous les ¼ d’heure.
03h30 : Pourquoi mon cousin que je n’ai pas vu depuis 1996 m’invite-t-il à son mariage en juillet ? Comment répondre « Non, je ne viendrais pas pour vous montrer la gueule que j’ai 15 ans après … et puis d’ailleurs je n’ai pas envie de voir quelle est la vôtre ! »
03H45 : Le monde est injuste de s’attaquer ainsi à mon bien le plus précieux : mon sommeil !

07H30 : Putain de réveil !
07H38 : C’est officiel il faut absolument que je change la sonnerie de mon réveil !
07H46 : « Stop ! Ok Motorola, je file sous ma douche mais par pitié tais-toi »!
07H47 : Une douche bien chaude devrait faire quelque chose pour moi… c’est certain…
08H15 : Et bien  non ! Une douche chaude ne fait rien du tout quand on a juste 3H45 de sommeil à son actif.
08H20 : Je n’ai toujours pas acheté de café normal et le décaféiné au réveil ne pourra rien pour moi ! 

 

 

Bref autant dire que ma nuit fût longue et improductive ! Quand je suis sorti de chez moi, j’ai découvert avec horreur que les gens étaient déjà en activité. Ca m’a donné envie de gerber, toute cette chair humaine en pleine digestion de petits déjeuners trop vite ingurgités.

Par Néo - Publié dans : Wonderfull World - Saison 3
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Mercredi 18 janvier 2006 3 18 /01 /Jan /2006 00:00
Par Néo - Publié dans : Wonderfull Post-it
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Mardi 17 janvier 2006 2 17 /01 /Jan /2006 02:48

Je ne sais plus exactement quand suis-je devenu silencieux.
Dans mes souvenirs, je me revois toujours en train de parler, de déblatérer, sur tout, sur rien. Je ne sais plus vraiment quand la parole m’a quitté. J’ai toujours eu l’impression d’être un causeur ; et pourtant. Pourtant on m’a tant de fois reproché mes silences, on les a tant de fois attribué à de la timidité, tant de fois pris pour de la froideur, du snobisme.
En fait, aussi loin que je me souvienne mes incessantes paroles ont toujours été entrecoupées de longs silences. Mes proches m’ont toujours affirmé que je parlais à tord et à travers, sans relâche. Ce sont pourtant les mêmes qui un jour ou l’autre m’ont reproché de ne pas dire, de ne pas parler. Enfant on me faisait taire, parce que paraît-il j’étais saoulant ; on m’a aussi fait faire du théâtre pour que j’arrive à parler.

Longtemps ce fût un grand mystère pour moi que ces reproches sur mes silences. Le premier de mes silences dont j’ai le souvenir remonte à 1993, il dura 15 jours. Le visage imperturbable, je suis resté allongé une semaine le regard au plafond. 
Mes parents, désespérant de me voir ainsi, avaient fait venir un médecin qui après avoir déclaré que je faisais probablement une dépression (quelle perspicacité !) me dit la phrase la plus ridicule que l’on pouvait me sortir à ce moment là : « tu peux pleurer, tu sais, si ça peut te faire du bien, pleure un bon coup » et contre toute attente j’émis enfin un son : un long éclat de rire qui dura 20 minutes avant que je ne me replonge dans ma léthargie.  

 

 

Depuis, les mots avaient retrouvé le chemin de mes lèvres, mais on me disait toujours timide, réservé. Souvent les gens me reprochaient des silences inattendus. Je me souviens même d’une amie d’une amie qui me dit un soir que j’étais mystérieux et froid. En fait, je n’ai jamais compris ce que ces reproches de timidité, cette froideur invoquée, cette pseudo réserve venaient faire dans les traits de ma personnalité tant j’avais jusqu’à il y a quelques années l’impression d’être de ceux qui s’exprimaient tout le temps. 

Et puis il y a un peu plus de deux ans, en extase face au plafond de ma chambre d’hôpital, j’ai compris que personne ne m’entendait. Mes silences n’ont jamais été la marque d’une réserve quelconque, ni d’une timidité maladive. Je ne parle jamais autant que lorsque je suis silencieux, quand les mots ne veulent pas sortir.
Et c’est bien là mon souci majeur ! Tous ceux qui me côtoient ou m’ont côtoyé ont cherché des explications à mes silences. Tous ont essayé sans y parvenir d’interpréter ces longs monologues muets. Sachez juste que je n’y puis rien, je suis ainsi fait que parfois les mots sont là, bloqués sur le bout des lèvres, ils s’échappent avec ma respiration. 
D
epuis deux ans, ces silences se sont également propagés à tous les moyens de communications apparentés à la parole : les mails, les SMS, les coups de téléphones, les visites. Je suis capable de rester silencieux des jours entiers, de ce silence qui vous pèse tant,  qui vous fait croire que je suis distant ou méprisant.  

Combien ai-je perdu de proches lassés d’attendre ainsi mes mots ? Combien ai-je déçu de personnes qui s’attendaient à ce que je m’exprime ? Combien ont fuit face à mes silences ? Qu’ils soient doux, violents, amoureux ces mots restent à moi sans que je ne puisse rien faire pour vous les donner. Je crois que c’est un trait caractéristique de ma personnalité que ce débit de parole ponctué de plages de silence.

Par Néo - Publié dans : Wonderfull Life - Saison 3
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Lundi 16 janvier 2006 1 16 /01 /Jan /2006 01:35
Par Néo - Publié dans : Wonderfull Post-it
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Lundi 16 janvier 2006 1 16 /01 /Jan /2006 01:32

Parfois la musique accompagne nos pensées mieux que ne le feraient des mots, porteuse d’une émotion ou de souvenirs la musique est à la vie ce que le chocolat est aux soirs de déprime : indispensable, essentielle et porteuse de l’énergie que l’on a plus. Depuis quelques temps je n’ai d’oreille que pour Pavane par Regina Carter. 
En matière musicale, je suis monomaniaque. Je peux m’amouracher du dernier tube ringard sorti pourvu qu’il parvienne à soulever en moi un sentiment qui se calque exactement sur mes émotions du moment. De la même façon les plus beaux morceaux classiques peuvent me tirer des larmes juste en quelques notes tout autant qu’un morceau de jazz peut me faire afficher un sourire, pourvu que cela éveille en moi le frisson qui m’avait parcouru en l’entendant la première fois.
C’est ainsi que j’ai eu des périodes ou Barbara ne me quittait pas du soir au matin, il en fut de même pour Harry Connick Jr, Bach, Bucketheads, Tom Poisson, Bananarama, Jach Johnson, Etienne Daho, et un grand nombre de musique de films.
Je ne suis pas mélomane, Beethoven peut avoir autant de sens pour moi qu’un morceau des Black Eyes Peas. Je suis de ceux qui n’aiment la musique que lorsqu’elle évoque des instants suspendus, lorsqu’elle me permet de figer des moments de ma vie. C’est sans doute pour cette raison que les mélodies trouvent plus grâce à mon ouïe que les paroles des chansons et que les bandes originales de films et autres musiques dites d’ambiances sont légion dans ma discographie personnelle. 
Je ne pense pas que les CD rangés dans mes tiroirs soient forcément caractéristiques de ma personnalité, ils sont en tous cas représentatifs de périodes de ma courte existence. Il n’est pas à mes oreilles de grande ou de petite musique. Souvent certaines reprises ou certains arrangements musicaux ont la capacité d’emmener mon esprit bien au-delà d’une chanson au texte parfait ou qu’une voix mélodieuse. Your Honesty de Madonna, Attends ou Va-t-en interprété par Lio, L’appartement de Vincent Delerm, ont la même propension à rappeler à mon bon souvenir les photographies prises par ma mémoire, que la musique de Cinéma Paradiso, les Arias de La Callas, Libertango de Grace Jones, Hollywood de Brigitte Fontaine. 
C’est sans doute pour cette raison que j’aime en règle générale les comédies musicales et que je me suis déjà imaginé sur le quai d’une gare en train de chanter sur les airs les plus niais de Michel Legrand, que plus jeune je me suis promené dans les rues avec des bombes de peintures pour aller répandre mes tags dans la ville en chantant du rap new yorkais, ou que j’ai pris un grand nombre de trains, avec dans mon walkman Keith Jarrett en le vénérant de savoir si bien m’accompagner.

Par Néo - Publié dans : Wonderfull Reflexions - Saison 3
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Mercredi 4 janvier 2006 3 04 /01 /Jan /2006 23:12
Par Néo - Publié dans : Wonderfull Post-it
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