Dimanche 11 septembre 2005 7 11 /09 /Sep /2005 00:00

C’est extraordinaire ! Hier soir en rentrant de faire mes courses, je me suis rendu compte que mon budget pour des petits bouts de papier soit disant recyclables qui polluent notre belle planète en même temps qu’ils assainissent mon appartement, occupait une place non négligeable sur mon ticket de caisse ! Je fais la guerre au bactéries du sol de ma salle d’eau, je dégraisse ma cuisinière, je fais briller mon parquet, je javellise ma cuvette de toilette, j’assainis la litière de mon chat, je purifie ma figure, je nettoie ma table de cuisine, je dépoussière mes étagères, j’astique mon lavabo, je rends le blanc plus blanc, je récure mon réfrigérateur,  j’attrape les poils de chat circulant librement, je rend leur transparence à mes fenêtres, j’adoucis mon linge, j’empêche les couleurs de dégorger, de la même façon qu’on nettoie l’arrière train des nouveaux nés : avec des lingettes ! Pathos des temps modernes, l’éponge doit se gonfler de larmes dans l’oubli dans lequel on l’a laissé, Javel n’est plus qu’une station de métro, les serpillières ne serpillent plus ! Il y a encore quelques années les rayons de nos supermarchés, n’étaient pas envahis ainsi par les petits carrés de papier/tissu imprégnés de substances diverses et variées, mais si l’on remonte un peu plus loin dans le temps les super marchés s’appelaient encore des épiceries ! Phénomène de notre époque, la vulgarisation du commerce à grande échelle a entraîné dans son développement l’apparition de nouveaux produits tous plus anti-ceci et cela les uns que les autres. Dans le même temps l’être humain est devenu lui aussi multifonctionnel : anti-gros, anti-petit, anti-moche, anti-ceci, anti-cela. Il me semble que cela a commencé avec les couches culottes qui de simples bouts de tissus lavables sont devenus jetables. Mais en mettant bout à bout toutes ces couches culottes sales, ses lingettes pleines de bactéries et de poussière notre planète se transforme en une poubelle géante, un vaste sac poubelle rempli de lingettes recyclables et ne recyclera bientôt plus rien, tout ça pour le bonheur de nos neurones persuadés de rendre leur habitat naturel plus serein ! Moralité : c’est juré lors de mes prochaines emplettes j’investis dans un savon de Marseille, un berlingot de javel et une bonne vieille éponge !

Par Néo - Publié dans : Wonderfull World - Saison 2
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Jeudi 8 septembre 2005 4 08 /09 /Sep /2005 00:00

Je sais bien que mettre deux chansons qui ne sont pas de moi est un peu facile comme publication et bien tant pis une fois n’est pas coutume, je cède à la facilité voici deux chansons de Biolay qui ne me quittent pas en ce moment :

 « Lentement mais sûrement                                          «La vanité, ce n'est qu'un mot

 On décline outrageusement                                          Mais c'est le pire de tes défauts

 "Forcément, oui forcément"                                         Le seul que je ne supporte pas

 On prend son temps                                                    Le seul qui m'éloigne de toi

 On pense au temps d'avant                                          Celui qui me fait dire tout bas

 Sous le feu du firmament                                             Quelques fois

 Qui nous marque au fer blanc                                      A mi voix

 On joue la comédie                                                     La vanité est un péché

 "Hors la vie, on marche sous la pluie"                          Je voudrais tellement t'empêcher

 On joue la comédie                                                     De tout gâcher, de gâcher ça

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Hors la vie, on sonde l'infini"                                      De tout briser d'un geste las

                                                                                   De remiser au débarras
Lentement mais sûrement                                            L'amour fou
On approche du néant                                                 Qui rend fou
"Forcément, oui forcément"                                         Reines et rois
On est à cran
A court de carburant                                                   La vanité est une offense
On est comme ces pauvres gens                                  A l'âme perdue
Pas plus forts et pas plus grands                                  De l'enfance
                                                                                  A mon intelligence ou pas
On joue la comédie                                                     Peu m'importe le résultat
"Hors la vie, on marche sous la pluie"                           Il n'est pas
On joue la comédie                                                     Digne de toi
"Hors la vie, on sonde l'infini" »           

                                                                                   La vanité vue sous cet angle

 Hors La vie – Benjamin Biolay                                               N'est pas la main qui nous étrangle

                                                                                                             Juste le soleil qui tournoie

                                                                                  Lorsqu'on voudrait qu'il reste droit
                                                                                  Mais à la longue on s'aperçoit
                                                                                  Qu'elle fissure
                                                                                  Le futur
                                                                                  Délicat »                     

                                                                                  La Vanité – Benjamin Biolay 

 

 

 

 

 

 

Par Néo - Publié dans : Wonderfull Reflexions - Saison 2
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Mercredi 7 septembre 2005 3 07 /09 /Sep /2005 00:00

Et voilà, ça y’est, c’est le dernier jour de mes vacances… En 2 semaines ½ je n’ai rien fait, c’est désespérant ! Quand je débute des congés c’est toujours les même chose je me dis que je vais enfin pouvoir faire ce que je n’ai pas le temps de faire le reste de l’année et puis arrive le dernier jour et le constat est là : je n’ai pas lu les 20 livres que j’avais prévu, je ne me suis pas remis au dessin, je n’ai pas fait de photographie, je n’ai pas fait de gâteau au chocolat, je ne me suis pas occupé des tas de trucs administratifs qui encombrent une vie, je n’ai pas fait mes étagères pour ma salle de bain, je ne suis pas allé au ciné une fois par jour, je n’ai pas découpé ma table de cuisine, je n’ai pas visité les musées en attente depuis des siècles, je n’ai pas vu 50 000 personnes, je n’ai pas parfais un bronzage, d’ailleurs je n’ai pas bronzé, je ne me suis pas baigné une seule fois, je ne me suis pas promené dans tous les parcs de la ville, je n’ai pas rendu visite à tout le monde, je ne me suis pas vraiment reposé, je n’ai pas fait tous les achats compulsifs en attente depuis des lustres, je n’ai pas réorganisé tout mon appart, je n’ai pas construit des portes pour le placard de l’entrée, je ne suis pas allé chez Ikéa.

Quand j’étais plus jeune, les grandes vacances étaient mon pire cauchemar. Un mois durant je m’enfermais toutes les après-midi dans la chambre de mon frère pour lire et observer le plafond en attendant que le temps passe. De temps en temps, je passais une après-midi avec une amie à lui dire que rien ne me plaisait. Le deuxième mois je partais avec mes parents passer des vacances dans un endroit que je détestais, puis à notre retour je ressortais d’un tiroir mes grandes affiches pour continuer mon arbre généalogique des divinités grecques, je triais mes papiers de l’année précédente, je plantais deux ou trois fleurs, je bricolais une boîte ou une porte et je soupirais en apercevant le 1er septembre arriver. 

 A présent que je suis un grand garçon,  je m’aperçois à mon grand désespoir que rien n’a changé, si ce n’est la durée de ce calvaire. J’ai passé une semaine à lire un tout petit peu, à observer le plafond de mon appartement, j’ai passé deux après-midi avec des amis à leur dire que rien ne me plaisait. La deuxième moitié, je suis parti chez mon frère faire des activités qui ne m’ont pas plu, j’ai ressorti de vieux papiers, j’ai coupé deux branches de mon bambou, peint la porte ma pièce et aujourd’hui je soupire en voyant mon dernier jour arriver à son terme.

Mais c’est quoi mon problème avec les vacances d’été ? Ah oui ! Je n’aime pas l’été. Autant lorsque je prends des vacances le reste de l’année, je déborde d’activités et parviens à me reposer, autant l’été, je me sens comme une méduse échouée sur la plage, attendant que le soleil me fasse fondre comme si j’étais une motte de beurre. Mais je ne suis pas  une substance graisseuse et encore moins un animal protéiforme et tentaculaire. Encore que protéiforme…. Cependant je reconnais que comme dans mon enfance il est trois choses que les vacances d’été m’apportent : l’impression que je me suis arrêté deux siècles et demi depuis mon dernier jour de travail, une envie irrésistible de grandir pour que ce soit mieux après et l’espoir d’un automne pluvieux.

Par Néo - Publié dans : Wonderfull Life - Saison 2
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Mercredi 7 septembre 2005 3 07 /09 /Sep /2005 00:00
                                                
Par Néo - Publié dans : Wonderfull Post-it
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Vendredi 2 septembre 2005 5 02 /09 /Sep /2005 00:00

Grâce à la petite pilule du bonheur, ou à cause d’elle, me voilà complètement féru d’un jeu de logique : le Sudoku ! Depuis deux jours que j’ai découvert ce passe-temps vespéral, je n’ai de cesse de remplir mes grilles, compter, calculer. Cette nouvelle addiction me propulse les neurones au septième ciel et me rappelle que malgré un parcours littéraire, j’ai fait un baccalauréat scientifique et ai participé durant mes années de collégiens aux concours régionaux de mathématiques obtenant même une 3ème place grâce à un problème de chèvre attachée à un pilier. Pourtant je n’aimais pas la géométrie et n’ai jamais pu assimiler que l’algèbre troque des x, des y et des z contre des chiffres, je dois mon salut aux probabilités. Ce qui m’amène à penser que l’esprit humain a parfois un sens de la dialectique qui m’échappe. Avec le temps j’ai fini par me dire que la logique n’était pas tout à fait le propre de l’être humain. Par exemple : j’ai usé les bancs des écoles, collèges, lycées et universités 25 années durant et pourtant : je demeure hermétique à l’économie ; la physique quantique est pour moi un mystère insondable ; je n’ai pas trouvé les arcanes de la création de l’univers et ne conçois pas comment le hasard peut interférer dans les choix d’un homme. Comment se fait-il qu’avec une éducation dite « supérieure » je ne sois pas à même d’appréhender le fonctionnement complet de la psychologie humaine ? Vous me direz que je devrais peut-être reprendre des études de psychologie… oui mais une vie ne suffirait sans doute pas à résoudre toutes ces énigmes. Je constate que mon cerveau est encombré d’enseignements qui s’ils ne sont pas inutiles semblent superflus à mon bien être et à ma vie actuelle et qu’il y a dans toutes ces façons de penser, raisonner, cogiter, examiner une intarissable source à mes névroses actuelles. Et alors me direz-vous ? En arrive-t-on à la conclusion : « heureux les simples d’esprits » ? Ne serais-je pas un peu moins tourmenté si j’avais mis un terme à mes études plus tôt, pour un apprentissage manuel ? Ne serais-je pas un peu plus satisfait si je me posais moins de questions ou des questions moins alambiquées ? Et bien je crois pouvoir répondre à cette dernière interrogation de façon infirmative !  En effet, le plaisir que je retire à utiliser le terme incipit plutôt qu’introduction, la jouissance que me procure la résolution d’une grille de Sudoku en moins de 15 minutes, me permettent d’accéder à une certaine félicité. N’en déplaise aux adversaires de l’éducation nationale et aux amoureux du langage SMS, je fais fi de leurs vitupérations ! Sans vouloir faire l’apologie du système éducatif français, force est de reconnaître que les préceptes qu’il dispense, s’ils ne sont pas d’une utilité purement pratique m’ont permis d’acquérir une satisfaction salutaire : celle d’un cerveau en fonctionnement ! Quel truisme me direz-vous ! Peut-être, mais avant de réformer l’enseignement, les ministères compétents feraient bien d’aller faire un tour sur les forums de discussion de la toile et se dire que s’ils ne veulent pas faire des nouvelles générations un peuple oisif et sans vocabulaire, il faudrait sans doute répondre à leurs doléances en faisant leur mea culpa. Les dysfonctionnements de la société se résoudront-ils en retranchant des savoirs ? Notre système éducatif, s’il n’est pas parfait a au moins l’avantage de transformer en érudit et non en consommateurs de rollmops ! Avant de passer pour un réactionnaire et subir la diatribe de commentaires virulents j’ajouterai que je ne suis pas contre une évolution de l’éducation française, mais je ne comprends pas que l’on puisse incendier un collège. J’ajouterai qu’avant de s’attaquer à une révision du système pédagogique, ou faire entrer la police dans l’enceinte du savoir, il faudrait peut-être assurer entre autre une vigilance plus grande des contenus affligeants de la télévision. Il y a pléthore de réformes à produire dans notre société et avant de vouloir faire la leçon au système éducatif, peut-être faudrait-il éduquer autre chose que des consommateurs. Il me semble qu’éduquer c’est ouvrir l’esprit, donner l’envie d’apprendre et offrir un accès à tous les savoirs aussi obscurs soient-ils.

 

 

 

 

Par Néo - Publié dans : Wonderfull Reflexions - Saison 2
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Lundi 29 août 2005 1 29 /08 /Août /2005 00:00

« Pense à faire faire ton passeport, ta carte d’identité n’est plus valide »

 « Je n’aime pas les journées de novembre au mois d’Août »

  « C’est désespérant ce beau temps »

  « Je n’aime pas mes collègues et ils me le rendent bien »

 « Si l’ampoule est trop grosse ton abat-jour va prendre feu »

 « J’aime pas l’été, il fait trop chaud »

 « Je préfère le coca light, le coca normal c’est trop sucré »

 « Faut que j’achète des lames de rasoir… et si je me laissais pousser la barbe ? »

 « Pense à éteindre la lumière, les centrales électriques font suffisamment de mal à la planète »

 « Si le téléphone sonne je ne suis pas là »

 « Tu ne diras pas de mal de tes voisins »

 « C’est marrant ces nuages dans le ciel »

 « Tu fais quoi pour Noël ? »

 « Ça casse pas quatre pattes à un canard ce truc »

 « C’est quoi le titre de cette chanson que je chantais tout le temps ? »

 « Tu es tout blanc…. Tu n’es pas parti en vacances ? »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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