C’est extraordinaire ! Hier soir en rentrant de faire mes courses, je me suis rendu compte que mon budget pour des petits bouts de papier soit disant recyclables qui polluent notre belle planète en même temps qu’ils assainissent mon appartement, occupait une place non négligeable sur mon ticket de caisse ! Je fais la guerre au bactéries du sol de ma salle d’eau, je dégraisse ma cuisinière, je fais briller mon parquet, je javellise ma cuvette de toilette, j’assainis la litière de mon chat, je purifie ma figure, je nettoie ma table de cuisine, je dépoussière mes étagères, j’astique mon lavabo, je rends le blanc plus blanc, je récure mon réfrigérateur, j’attrape les poils de chat circulant librement, je rend leur transparence à mes fenêtres, j’adoucis mon linge, j’empêche les couleurs de dégorger, de la même façon qu’on nettoie l’arrière train des nouveaux nés : avec des lingettes ! Pathos des temps modernes, l’éponge doit se gonfler de larmes dans l’oubli dans lequel on l’a laissé, Javel n’est plus qu’une station de métro, les serpillières ne serpillent plus ! Il y a encore quelques années les rayons de nos supermarchés, n’étaient pas envahis ainsi par les petits carrés de papier/tissu imprégnés de substances diverses et variées, mais si l’on remonte un peu plus loin dans le temps les super marchés s’appelaient encore des épiceries ! Phénomène de notre époque, la vulgarisation du commerce à grande échelle a entraîné dans son développement l’apparition de nouveaux produits tous plus anti-ceci et cela les uns que les autres. Dans le même temps l’être humain est devenu lui aussi multifonctionnel : anti-gros, anti-petit, anti-moche, anti-ceci, anti-cela. Il me semble que cela a commencé avec les couches culottes qui de simples bouts de tissus lavables sont devenus jetables. Mais en mettant bout à bout toutes ces couches culottes sales, ses lingettes pleines de bactéries et de poussière notre planète se transforme en une poubelle géante, un vaste sac poubelle rempli de lingettes recyclables et ne recyclera bientôt plus rien, tout ça pour le bonheur de nos neurones persuadés de rendre leur habitat naturel plus serein ! Moralité : c’est juré lors de mes prochaines emplettes j’investis dans un savon de Marseille, un berlingot de javel et une bonne vieille éponge !

En lisant Le Monde du 16/09/2005 je tombe sur cette phrase : «
Dans mon rêve j'allais au parc du rongeur à la voix de fausset dans l'unique but de me promener dans les allées en discutant sans discontinuer, j’entrais dix milles fois dans le Manoir
Viens on descend, on est arrivé ! » Sa copine se lève et elles descendent. Je range mon livre et descends à mon tour… nous sommes arrivés au Terminus, et j’ai l’impression que ce n’est que le début. Plus tard dans la journée je repense à la Sainte peut-être enceinte et me dis que j’ai eu tort de ne pas relever la tête de ne pas réagir. Le soir même en repartant du travail je parcours les couloirs du métro et me retrouve en face d’une affiche pour un hebdomadaire faisant état du témoignage de Charlotte Valandrey sur sa séropositivité avec un titre accrocheur : « le témoignage qui fait tomber les tabous »…. J’avais bien raison en fait de terminus nous en sommes encore au début, faire tomber les tabous… c’est pathétique !
plastique blanc, digne de 2001 Odyssée de l’Espace, et attend la venue du messie sans quitter des yeux l’étoile du berger qui a guidé mes pas. Alors que je suis envoûté par la myriade de converse, une tête rousse émerge de derrière un rideau scintillant portant dans ses mains l’objet de mon désir. Mais tout à coup, le roi mage que je suis est frappé par l’être qui se présente à moi. Il se met à mes pieds, me délace. Il y a un Bang bang dans ma tête. Le porteur de la bonne nouvelle à défaut d’être fils d’un maçon est celui d’une star des yé-yés et du disco ! En mettant mes petits petons dans mes basket, je l’observe… non la folie ne me guette pas encore… c’est bien lui… le fils de Sheila est à mes pieds ! Gloria ! Je suis épaté ! Après un coup d’œil rapide à l’objet de ma venue en ce lieu, je me relève et le suit à la caisse. Pendant que je compose le code ma carte bleue, je le regarde et aperçois derrière lui les instantanés du jeune homme avec quelques visages connus. Comme l’annonçait il y a quelques années le livre d’entretiens de sa mère « Ne vous fiez pas aux apparences », on peut être « fils de… » et vendeur de chaussures, après tout Sheila vendait bien des sacs en skaï. Peu après, je repose les pieds sur terre, ou plutôt sur la semelle de mes chaussures. Horreur, malheur ! Ébloui que j’étais, je n’ai pas fait attention il me manque une demi pointure, mes pieds sont trop à l’étroit dans ces chaussures ! Tant pis, je les ai voulues, j’assume ! Une semaine durant, je les porte pour qu’elles se détendent.
irrespectueux. A moins que l’auteur de cette petite ligne ne soit un revenant prisonnier d’une maison hantée, n’aurait-il pas été plus décent de réaliser un chapeau dans le genre « Envolez-vous pour Halloween » au moins on se serait imaginé sorcière sur un balai en partance pour Salem… même si j’admet que s’identifier à une sorcière ne doit pas être très vendeur. L'accroche de ce webmail lance mon imagination dans ses délires. Je m'imagine en train de m’évader d’un cimetière poursuivi par une tripotée de grenouilles de bénitier hurlantes ! Merci Messieurs les Marketteurs pour ce webmail, je ne suis pas certain que votre petite phrase soit plus vendeuse, mais au moins elle m'aura beaucoup amusé !
Au final ce matin je reprend mon petit carton et ma plume parfumée, pour découvrir qu’il y des fautes dans le texte, autant que si je l’avais écrit moi-même (… effet volontaire ?) et que le parfum, s’il me ramène en des contrées inexplorées, ne me plaît pas. Comme quoi ils ont au moins raison sur un point quand il disent de ma pseudo personnalité que « même quand je serai parvenu au terme de mon étude, mon aspect viscéral viendra nuancer toute tentative de précipitation » ; car je n’ai pas investi dans le numéro 91, je n’ai pas encore compris l’intérêt des plumes d’autruches, je n’aime pas la police
A cette époque de l’année où le sud-ouest se livre à la mise en boîte des canards gavés ; alors que la France se fait mettre en boîte ; alors que les adolescents pré pubères rêvent d’aller en boîte… J’ai pour ma part re-développé ma passion pour les boîtes de la Sentou Galerie. Après avoir il y a quelques années, investi en premier secours dans la boîte à pharmacie, puis au moment où il fallait se sortir de la panade dans la boîte à cirage, suivie lors de mon déménagement par la boîte à bricolage. Ce mois-ci c’était au tour des images de prendre la pose dans la boîte à photos. Hier les missives entassées jusqu’à présent dans une vielle enveloppe de papier kraft se retrouvaient déstinées à rejoindre la boîte à lettres. Et j’allais oublier le retour de la boîte à bonheur. Je classe dans ces boîtes de métal tout ce qu’elles sont sensées contenir. Peut-on tout mettre en boîte ? Est-ce une déformation professionnelle du documentaliste que je suis de vouloir faire croire que tout est ordonné, est-ce une façon de donner un aspect ludique à ces tas de choses qui traînent et dont on ne sait jamais quoi faire ou est-ce moi qui rentre finalement dans la boîte des bobos et fashion-victim en investissant dans ces purs objets de consommations inutiles, avant de finir un jour moi aussi dans une boîte ? Plus simplement est-ce une façon de remettre de l’ordre dans ses idées en les camouflant dans des boîtes aux dessins enfantins 

